Victime de body-shaming sur Instagram cette Canadienne riposte d’une manière géniale (Photos)

Victime de body-shaming sur Instagram cette Canadienne riposte d'une manière géniale (Photos)


Jessica a été victime de critiques particulièrement violentes concernant son physique sur Instagram. Plutôt que de se laisser faire, elle a mené une véritable enquête numérique afin de démasquer l’auteur des insultes et obtenir des excuses.

Jessica Davey-Quantick fait partie de ces nombreuses personnes à avoir été victime de body-shaming sur les réseaux sociaux. Fin janvier, elle participe à un spectacle burlesque à Yellowknife (une province des Territoires du Nord-Ouest au Canada) et lorsque son show se termine, elle partage une photo sur son compte Instagram. Sur ce cliché elle est en pleine performance, de dos, en train d’enlever son soutien-gorge sous une pluie d’applaudissements. Ses followers sont conquis et l’encouragent au travers de supers commentaires comme « tu es brillante ! », « félicitations ! », ou encore « je veux voir la vidéo ! ».

Mais Jessica ne s’attendait pas à trouver un commentaire particulièrement blessant parmi cette vague d’amour. En effet, un anonyme a commenté : « L’obésité tue ». Elle aurait pu choisir d’en rester là et de supprimer le message, mais elle a plutôt décide d’entrer en confrontation avec l’inconnu. Le ton grimpe, les insultes pleuvent, et les menaces commencent à apparaître. « Il a fini par écrire que je devrais me trancher les veines et manger ma propre graisse », témoigne-t-elle auprès de la chaîne canadienne CBC. Jessica ajoute qu’une dizaine d’autres trolls se sont joints au débat pour ajouter de l’huile sur le feu.

Trop c’est trop, elle décide de prendre le problème à la racine et débute une véritable enquête 2.0 avec l’aide de ses amis. Elle remonte le fil du trolleur grâce à d’autres comptes Instagram. Elle finit par trouver une adresse mail, puis un nom et découvre que l’auteur des insultes est un adolescent de 15 ans qui vit à Londres chez ses parents.

La Canadienne adresse un mail au père de l’ado et au proviseur de son école. Le papa dément les accusations de la jeune femme et menace de la poursuivre en justice pour harcèlement lorsqu’elle poste son adresse mail sur Facebook. Jessica riposte, expliquant que l’adresse est déjà publique. Le père lui dit que, de toute façon, si elle ne veut pas être harcelée, elle n’a qu’à mettre son compte Instagram en privé. Parallèlement, le proviseur de l’école privé dans laquelle étudie l’adolescent s’est dit « atterré qu’un de ses étudiants puisse être impliqué », explique-t-elle. Il a renvoyé temporairement l’élève de son établissement et son père a fini par le priver de téléphone. Mais il s’est surtout excusé auprès de Jessica, disant qu’il avait « honte de lui-même », qu’il ne « fait jamais ça habituellement » et qu’il a « appris sa leçon ».’ Elle a signalé les comptes auprès d’Instagram, et les administrateurs les ont fermés.

A la suite de cette affaire, Jessica est devenue en l’espace d’une petite semaine un véritable symbole de la lutte contre les clichés sur Instagram. Son histoire a été repris par plusieurs médias et les internautes ne cessent de lui témoigner leur affection au travers de très beaux messages : « Je tiens à te tenir à quel point tu es géniale et belle », « tu es une inspiration », « Tu as bien fait de dénoncer cet ado et son père devrait être honteux de ne pas lui avoir donné un meilleur exemple ».

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