La femme de la semaine , Emilia Lahti celle qui court contre les violences

La femme de la semaine , Emilia Lahti celle qui court contre les violences


Cette Finlandaise est à l’origine du mouvement Sisu not Silence qui consiste à apprendre à tirer du positif depuis du négatif. Elle a notamment choisi d’utiliser ce mode de pensée auprès des victimes de violences domestiques, enfants, adultes, hommes et femmes, et s’est lancée dans un véritable marathon pour sensibiliser le public et l’inviter à soutenir sa cause.

En finnois, « Sisu » est un mot employé pour désigner le courage, la détermination, la résilience mais aussi l’endurance face à l’adversité extrême. Un terme correspondant parfaitement à ce dont doivent faire preuve les victimes d’abus et de violences pour surmonter leur traumatisme et le transformer en force. Un terme qui a accompagné Emilia Lahti, qui a subi les coups de son conjoint il y a 6 ans, dans sa propre guérison et qu’elle souhaite transmettre aux autres pour briser ce cercle vicieux transformant les victimes en bourreaux à leur tour et les aider à construire quelque chose de positif à partir d’une expérience négative et douloureuse. Car elle le sait, l’être humain est capable du meilleur (comme du pire), alors il suffit de le guider sur la bonne voie pour qu’il s’accomplisse.

Doctorante en philosophie de l’Université Aalto à Helsinki en Finlande, diplômée de deux masters en psychologie aux Etats-Unis, repérée par le centre de recherches de la NASA et fascinée par la psychologie positive et la force du lien social, elle a centré ses dernière recherches sur ce concept de « sisu » qu’elle souhaite exploiter pour venir en aide aux victimes de violences. Mais pour que celui-ci soit appliqué, il est impératif de franchir le pire et pourtant le plus fréquent des obstacles dans les cas d’abus : le silence. Pour surmonter, il faut pouvoir se libérer, et cela passe par la parole.Emilia Lahti elle-même avait dans un premier temps tu ce qu’elle avait subi mais lorsqu’elle en a enfin parlé, elle a senti cette force l’envahir et elle a donc décidé de mettre tous ses efforts au service des autres. « La raison pour laquelle je me réveille tous les matins, c’est pour participer à la construction d’une société qui change les victimes de toutes sortes d’abus, que ce soit de harcèlement, de discrimination, de violence, d’exclusion sociale ou d’exploitation, en femmes et hommes merveilleusement forts avec un magnifique futur devant eux », explique-t-elle.

‘Pour porter son message, elle s’est lancée un défi de taille. En 2017, elle parcourra 2 400 km pour traverser en longueur la Nouvelle-Zélande, soit l’équivalent de 50 marathons en 50 jours, afin de sensibiliser le public aux violences et l’inspirer à prendre part à la lutte pour les éradiquer. Emilia Lahti a appelé cette initiative « Sisu not Silence » et elle ne se limitera pas à une simple course soutenue financièrement par ceux qui défendent cette cause. Plusieurs événements seront organisés sur la route ainsi qu’en ligne pour inviter tous ceux qui le souhaitent, qu’ils aient été/soient victimes, témoins ou qu’ils veuillent tout simplement voir la société changer pour permettre à ceux qui ont soufferts de s’épanouir, à prendre la parole à leur tour.En début d’année, elle participera donc à des rencontres et groupes de paroles puis elle débutera son aventure en novembre 2017. Sur son parcours, certaines étapes l’amèneront aussi à partager avec d’autres sa vision d’un monde meilleur par la positivité et surtout, par une tolérance 0 envers la violence, quelle qu’elle soit, et la honte injuste qu’elle provoque chez les personnes qui ont eu à l’endurer.

‘Un travail de longue haleine dont elle est consciente mais qu’il est impératif et urgent d’entreprendre alors même que 270 millions d’enfants sont concernés par les violences domestiques. « Tout comme courir des kilomètres, guérir d’un traumatisme et influencer un changement social sont des épreuves d’endurance qui commence par un pas et qui demandent du courage et de la persévérance. La clé pour atteindre des buts qui peuvent paraître impossibles est de toujours aller de l’avant, peu importe l’allure », déclare-t-elle sur le site de son mouvement. « Choisir le sisu plutôt que le silence, c’est créer un monde où les communautés valorisent la compassion et la justice et prennent leurs responsabilités collectivement pour construire un futur dans lequel tous les gens peuvent vivre sans peur et cela inclut cet endroit qui devrait être le plus sûr : chez nous. » Un projet véritablement inspirant qui a tout notre soutien !

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