François Hollande trébuche sur les jeunes

François Hollande trébuche sur les jeunes

Lui, Président, il n’avait demandé qu’une seule chose’: être jugé sur le sort des jeunes à l’issue de son quinquennat. C’était le soir de son élection. À un an de la fin de son quinquennat, le jugement est net’: 25 % des jeunes de moins de 25 ans sont au chômage. La moyenne européenne est de 20 %.

Les jeunes condamnent la gauche de François Hollande parce qu’elle n’est qu’une promesse de déception. Depuis quatre ans, il a prouvé que la jeunesse n’était pas la priorité de son mandat. Il leur a prouvé avec la réforme des collèges ou avec la légion d’honneur saoudienne, qu’il n’avait pas la capacité de gouverner la France.

Le monde d’avant. François Hollande a enfoncé la France dans le monde d’avant. Dans le monde d’avant, les dirigeants occupent la campagne à faire des promesses qu’ils ne tiennent pas. Dans le monde d’avant, les projets de loi ne sont que le résultat de man’uvres et de bras de fer politiciens. Dans le monde d’avant, pas besoin de grands principes ou de convictions, dans le monde d’avant on fait carrière en politique. Plus personne ne veut de ce monde d’avant.

Ces derniers temps, le Président et son gouvernement sont si faibles que chaque décision est un contre-feu. Chaque mesure nationale est négociable avec les tenants de l’ordre établi. Les polémiques nous tiennent lieu de parole politique. Comment s’étonner que les jeunes pensent pouvoir faire fléchir le Président » Ils ont déjà obtenu des contreparties. Nous y sommes maintenant habitués, la loi travail, qui allait dans le bon sens, va se vider lentement, écartant du Parlement et de notre agenda national un débat indispensable à l’avenir de notre pays.

Ordre établi. François Hollande a réussi cet exploit de faire des jeunes des défenseurs de l’ordre établi. Aujourd’hui, 85 % des emplois se font en CDD. On estime que dans 15 ans, en Europe, il y aura plus d’indépendants que de salariés. Le lieu de travail se dissout. Et les jeunes sont dans la rue pour s’assurer que le salariat ne comptera pas plus de 35 heures. Le gouvernement protège la prééminence des taxis contre les VTC. Les jeunes se mobilisent pour un système sclérosé qui les laissera sans travail et sans statut. Quel exploit et quelle tristesse.

Pendant ce temps, le numérique met à mal nos modèles mais offre aussi de brillantes réussites françaises. Pendant ce temps, les écoles comme l’Ecole 42 se développent hors du giron de l’Etat pour préparer les jeunes à l’économie de demain.

Mais notre monde va nécessairement échapper à François Hollande. Il nous faut renouer avec l’esprit de conquête de notre pays et nourrir ces écosystèmes qui percent en France, malgré la préférence du gouvernement pour l’ancien monde. Bruno Le Maire incarne ce projet de rupture. Sur le fond avec une fiscalité au service de la conquête. Sur la forme, avec une nouvelle manière de faire de la politique. La simplicité de tenir ses promesses. La réalité d’un contact de terrain avec les Français. Bruno Le Maire a connu le monde d’avant, il a connu les cabinets et les ministères. Place au renouvellement à l’Assemblée, à plus de diversité des profils, accompagnement personnel des chômeurs, transparence sur la formation.

Comme le disait Keynes’: « La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d’échapper aux idées anciennes ». Les jeunes sont un marqueur de nos espoirs collectifs. Montrons-nous à la hauteur de leur avenir.

Salima Saa est secrétaire nationale chez Les Républicains.

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